Bilan du conseil municipal du 8 avril 2026

Les élu.es de Génération Commune ont abordé ce conseil municipal avec l'envie de trouver des éléments de réponse concernant les indemnités des élu.es et la volonté d'être intégrés au sein des commissions à la hauteur du résultat des élections du mois de mars. 

Deux points principaux nous posaient question sur les taux d'indemnités proposés par la municipalité : l'augmentation de l'indemnité dévolue à la maire par rapport à la précédente mandature ainsi que la création d'une indemnité particulière pour un seul des conseillers délégués à hauteur de 16% de l'enveloppe globale (très proche de celle des adjoint.es fixée à 16,5%). Ce statut particulier soulève une question puisque c'est un homme qui a été proposé pour ce poste et que ceci intervient juste après la suppression d'un poste d'adjointe, qui en vertu de la parité était dévolu à une femme. Est-ce une manière de détourner l'obligation légale de parité ? Une manière directe de détourner l'obligation de parité au sein de l'équipe municipale.

Dans un contexte tendu, aucune réponse claire n'a été apportée à ces interrogations et en conséquence, nous avons décidé de nous prononcer contre sur la question des indemnités.

Concernant la composition des commissions, avec 6 élu•es sur 27, le groupe Génération Commune représente 22% du conseil municipal. La répartition proposée (1 siège par commission) nous place à seulement 14%. Une sous-représentation qui ne reflète pas notre poids réel et limite notre capacité à participer pleinement au débat démocratique. Malgré nos demandes de révision avec au moins 2 sièges dans toutes les commissions afin de garantir le pluralisme et un fonctionnement équilibré des commissions dans l'intérêt de tou•tes les habitant•es, la répartition a été maintenue et en conséquence, nous nous sommes prononcé•es contre pour l'ensemble des commissions. 

Autre atteinte grave au fonctionnement démocratique du conseil municipal, un de nos élus a été écarté des commissions sous prétexte d'un conflit d'intérêt infondé (il est salarié à temps partiel d'une association locale et souhaite faire partie de la commission Culture, vie associative et animation). Malgré des demandes d'explication plus détaillées sur cette suspicion infondée de conflit d'intérêt, aucune explication franche n'a été apportée et ce bannissement maintenu.

La première liste de ce conseil municipal menée par Mme Droniou, malgré ses affirmations de volonté d'inclure l'ensemble des pleumeurois.es, ne démontre pas une envie de faire ensemble ni de se placer dans une démarche de démocratie transparente et collective.